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•23 juillet 2010 • Laisser un commentaire

Je refuse de regarder des images de souffrance et de douleur, et pourtant je veux devenir un photojournaliste, ç’est bizzare comment la vie est faite. Reste a savoir le pourquoi de ma démarche, pourquoi faire çe métier ? Je crois que la réponse est : pour les gens, la rencontre, le voyage, l’expérience. je crois que ce que je veux faire commence a prendre forme de manière plus en plus claire, des aphorismes, des anecdotes, la vie quoi, accompgnée de textes et d’images, un propos, pas clair mais quand même, a la longue les thèmes vont probablement se répéter, la forme va changer et se raffiner mais je crois que cette voie est la bonne. A partir de maintenant ce blog serait un laboratoire texte pour cette forme d’hybride écriture / photo qui commence a me consumer tranquilment. Cela ne veut pas dire que je n’écrirai plus de textes seuls mais que mon expérimentation va prendre le dessus sur le reste.

N.

Prison.

•16 juillet 2010 • Laisser un commentaire

c’est drole de voir çe que l’on pensait être une libération lentement devenir une prison aux murs dorés.

Une prison dorée reste une prison quand même.

Les premières minutes

•28 juin 2010 • Laisser un commentaire

d’into the wild et le goût d’écrire m’est revenu. Je commence la lecture ces jours ci de l’être et le néant de Sartre. Belle lecture pertinente en perspective. Il y aura peut-être pas de réponse au vide. au néant. Mais au moins des pistes pour l’attaquer et l’apprivoiser. Pour vivre avec l’angoisse quotidienne. Avec nos coeurs brisés.

Je veux bouger. Le statut quo m’emmerde.

•7 juin 2010 • Laisser un commentaire

L’important çe n’est pas l’histoire ou bien sa fin.

C’est la manière de la raconter.

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•31 mai 2010 • Laisser un commentaire

Et il entra dans le théâtre :
Vous n’êtes pas ici pour vous divertir, lance le maitre de cérémonie,
Vous n’êtes pas ici pour passer le temps.
Vous êtes ici pour vivre une expérience.
Ici pour découvrir
Mystiques, vous êtes tous.
Poètes, vous êtes tous
Dans cette vie, dans une autre
Aucune importance

Et elle entra dans le théâtre :
Vous n’êtes pas ici pour apprendre, lance le maitre de cérémonie
Vous n’êtes pas ici pour observer le cours des jours.
Vous êtes ici pour Vivre
Ici pour Être.
Mystiques vous étiez
Poètes vous étiez
Dans cette vie, dans une autre
Aucune importance

La musique arrête.
Silence.
Le maitre de cérémonie dit alors :
Que le spectacle continue.
QUE LA MAGIE REVIENNE DANS LE MONDE !

La musique recommence
Silence
Et Elle dit alors :
Que cette mascarade s’arrête
Que la magie revienne dans le monde.

Ils sortirent alors du théâtre.
Le soleil.
Voir le ciel Pleurer
Les étoiles raconter l’histoire du monde.
Main dans la main ils disparurent dans la poussière du crépuscule.

Errance – Raymond Depardon

•31 mai 2010 • Laisser un commentaire

Je sais pas pour vous mais quand vous rencontrez un artiste/écrivain/créateur dont le travail a une résonance très forte avec vous, ça peut vous foutre les jetons. Le livre photo de Raymond Depardon m’a marqué profondément. Je crois que je vais relire et relire ce livre jusqu’au moment ou j’aurais terminé mon propre travail sur l’errance. Ses mots décrivent mieux ce que je ressens face au voyage d’une manière simple et évocatrice. Je ne me sens pas vraiment capable de commenter le travail autrement que de dire que c’est tout simplement génial.

Tu te réveilles à…

•28 mai 2010 • Laisser un commentaire

Tu te réveilles à Rimouski, tu le fais à Montréal, à Québec, ou à Beloeil. Tu es dans ton lit, sur un plancher, sur un divan, sur un sol humide. Tu es chez toi, tu es dans un loft, dans une pièce vide ou bien sous un viaduc. Tu peux être blessé, fatigué, en forme, avec une gueule de bois ou bien insomniaque. Tu peux être partout et ce que tu veux être mais ton problème reste le même, le vide est toujours la. Que tu sois saoul, a jeun, heureux ou triste. Qu’il pleuve ou qu’il fasse beau que tu sois seul ou entouré d’amis. Tu n’es pas encore conscient, pas totalement en tout cas. Les lieux sont calmes, une tempête est probablement passée… ou arrive t-elle ? Tu ne le sais plus. Cela n’a plus d’importance pour toi Tu es en suspension. Pris entre deux engrenages, vacillant entre la douleur et le plaisir, valsant avec aisance entre le rêve et la réalité. Il n’y a plus de certitude, seulement des trajectoires qui se croisent. Parfois au bon moment, parfois avec un léger retard ou une grande avance. Tu nages dans cet état au moment où tout prend forme, les gens autour de toi s’animent, tu les écoutes aller. Ils te trouvent bizarre. Tant pis. Toi tu n’es qu’en surface, en suspension entre ton âme et ton corps. Sédentaire psychique, nomade matériel. Chez toi nul part et partout a la fois. Tu les regardes aller et tu penses à la tristesse de S. avec raison, tu penses à comment dans le fond M. ne pense qu’a elle même ou comment A. jouait seulement quelques fausses notes avec toi pour atteindre un duet parfait. Montréal s’active encore une fois devant tes yeux mais toi tu n’en fais pas partie, du moins pour le moment. T’abandonner dans ce maelstrom ne voudrait dire que tu as lâché prise, que tu n’es plus avec le malaise nécessaire pour pouvoir être lucide. Mourir symboliquement pour atteindre le bonheur? Jamais, le malaise est mieux, il est d’une mélancolie douce qui te fait apprécier mieux les choses. Dans le fond c’est peut-être ça le bonheur. Une souffrance heureuse, une joie nostalgique, une tristesse, une mélancolie passagère. Les trajectoires se croisent encore, tu tentes de t’accrocher mais c’est difficile, ta difficulté à rester en place, ton désillusiomment face a tout te laisse perplexe. Chaque joie est suspecte et quand tu baisses garde, elle te pète la gueule. Mais cela personne ne le remarque ou bien s’en préoccupe, car c’est ton chemin n’est pas le leur. Les orbites se croisent encore et encore, et les lucides tentent de comprendre les autres planètes, parce qu’ils croient qu’avec des morceaux de ces dernières ils pourront réparer leurs pièces brisées. Tu te réveilles à Rimouski, tu le fais à Montréal, à Québec, ou à Beloeil. Tu es dans ton lit, sur un plancher, sur un divan, sur un sol humide. Tu es chez toi, tu es dans un loft, dans une pièce vide ou bien sous un viaduc. Tu peux être blessé, fatigué, en forme avec une gueule de bois ou bien insomniaque. Mais une fois que tu as compris que répondre à tes questions n’a pas vraiment d’importance a la fin, c’est à ce moment que tu commences à vivre vraiment.

Sur la Fin de Lost.

•26 mai 2010 • Laisser un commentaire

Après un décantage de 2 jours. Je n’ai que des mots favorables a l’endroit du travail de Damon Lindelof , Carlton Cuse et l’équipe d’écrivains qui sont derrière la série.

Je trouve que la direction qu’a pris la dernière saison nous a éclairci sur la nature même de cette émission. Cette ile est en fait une métaphore de la vie et non pas un mystère a répondre absolument. Les questions sans réponses n’ont pas à l’être par les auteurs qui écrivent cette émission. C’est a nous de les trouver. Ce que la série à fait, et ce avec brio c’est de nous donner une résolution finale avec tous les personnages de la série. Je crois que le côté spirituel qui a été pris avec la dernière saison a été mal interprété. Ce n’est pas un excès de catholicisme, c’est tout simplement des croyances universelles qui ont été appliquées.(Pensez au Namaste de dharma comme exemple de formule spirituelle intégrée a la série)

Anyway. C’était une belle ride et j’ai apprécié le voyage. Pas mal plus que bien des séries télévisées.

Camus et le Zeitgeist.

•24 mai 2010 • Laisser un commentaire

Il y a deux semaines de cela je terminais la lecture de la biographie d’Albert Camus par Lottmann. Ce livre est d’une richesse incroyable pour ceux qui ont aimé la lecture des textes de camus. Pour ma part je n’ai lu que l’étranger, la peste, jonas et l’artiste au travail et la première partie de l’homme révolté. Je ne suis donc pas un expert sur camus mais je n’en suis pas moins un lecteur qui reconnait le talent de cet écrivain.

Ce qui m’attire dans l’écriture de camus, c’est une authenticité. Comme le disait Susan Sontag, Camus n’est pas un grand écrivain mais un écrivain que l’on veut qu’il soit un grand écrivain. Son écriture est chaleureuse et personelle et en le lisant on a l’impression de comprendre l’époque a laquelle il vivait.

Il y a quelque chose dans le texte de l’étranger qui parle, au travers des phrases du premier acte on découvre une espèce de solitude, de manière de vivre qui a une grande résonance avec le mode de vie que nous avons présentement. Je n’ai pas mon volume près de moi pour pouvoir l’expliquer clairement avec des exemples mais je vous conseille de lire ce livre ne serai-ce que pour cette ambiance qu’il va chercher. Le thème de l’absurde et le message transporté par le récit sont des bonus qui ajoutent au texte pour en faire le classique qu’il est maintenant.

Je pourrais m’étendre plus longtemps sur d’Autres aspects de l’écriture ou de l’engagement de camus mais bien d’autres l’ont fait avant moi et d’une meilleure manière, cette courte notice a pour but de porter a votre attention la sensibilité de camus aux évènements de son temps et son talent a les transmettre par son écriture tout en traitant de problème moraux universels.

Spleen

•17 mai 2010 • Laisser un commentaire

Sur ce soir de défaite du canadien, j’écris pour faire signe de vie. Non je n’ai pas oublié les commentaires qui m’ont été postés sur le blog, mais je suis en pleine phase de lecture intensive et ca me bouffe du temps et de l’énergie. Je vais répondre aux commentaires au moment je les aurais tous ( J’attends encore une autre réponse) et le papier sur camus suivera puis un texte sur raymond depardon et hunter s thompson dans les prochaines semaines.

 
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